Au-delà de ses revenus internes, Al-Shabaab s’appuie sur un réseau financier externe sophistiqué pour assurer son autonomie. Le groupe exploite les failles du système bancaire somalien informel via des réseaux hawala, recourt à des sociétés écran et comptes fictifs à Mogadiscio, Nairobi et Garissa pour blanchir ses fonds, et mobilise parfois indirectement les diasporas somaliennes. Ses connexions avec le Yémen, l’Iran et les Houthis lui garantissent un accès continu aux armes, tandis que quatre figures clés structurent l’ensemble de ses opérations financières : approvisionnement en armes, blanchiment, relations avec le secteur privé et collecte auprès des ONG.
Cette infographie décrypte les sources de financement externes d’Al-Shabaab et présente les figures clés de son réseau financier international.

