Les acteurs non étatiques jouent un rôle clé dans l’environnement sécuritaire malien. En effet ils peuvent agir tantôt comme parties au conflit, tantôt comme catalyseurs dans les processus de résolution de la crise malienne.

Groupes d’autodéfense

Principale milice dogon, le Mouvement Dan Na Ambassagou a fait son apparition en novembre 2016.

Il recrute en priorité dans le milieu des chasseurs traditionnels mais aussi dans les rangs d’anciens mercenaires ayant combattu notamment en Côte d’Ivoire et au Liberia.

Depuis sa création, la milice dogon Dan Na Ambassagou a été accusée d’être impliquée dans des attaques contre des villages peuls (Bombou en 2018, Koumaga en 2018, Somena en 2018, Koulogo en 2019, Ogossagou en 2019, Bidi et Saran en 2019, notamment). Il y a eu également des attaques de ripostes contre des villages dogons (Sobane Da en 2019, Yorou et Saran en 2019, en particulier).

Le mouvement met en avant dans ses discours publics les éléments suivants : défense de la patrie et du pays dogon contre les agresseurs de sa culture et ceux qui veulent lui enlever ses terres agricoles pour en faire de vastes espaces de pastoralisme.

En 2019, des dissidents du mouvement Dan Na Ambassagou ont décidé de créer un autre mouvement dont les actions militaires sur le terrain ne sont pas médiatisées.

Dana Atem (les chasseurs qui respectent la tradition) apparaît comme une défiance de l’autorité de Dan Na Ambassagou ; il se veut respectueux de l’autorité et de la tradition qu’incarnent les chefs coutumiers mais aussi de l’autorité de l’État à travers sa reconnaissance des pouvoirs des autorités étatiques et des élus locaux.

 

Jeunes des villages dogons dans les régions exondées de la région de Mopti (Bandiagara, Bankass, Koro, Douentza). Ils ne reçoivent Des jeunes des villages dogons dans les régions exondées de la région de Mopti (Bandiagara, Bankass, Koro, Douentza) ont créé cette brigade. Ils ne reçoivent leurs ordres d’aucune autre entité combattante ou vigilante.

La plupart des villages où ces brigades sont présentes sont sous la menace des groupes djihadistes et des milices peules qui les harcèlent.

Ces brigades constituent des groupes de vigilance et d’autodéfense pour protéger leurs villages des attaques perpétrées par Da Na Ambassagou contre des populations civiles peules dans les zones exondées du Haire, de Seno et de Bankass.

Elles négocient avec les militaires et les djihadistes pour qu’ils acceptent la présence de groupes d’autodéfense dans les campements ou villages peuls.

L’ASS est considérée comme la principale milice peule qui sert de courroie de transmission entre les notables et cadres peuls et les fondamentalistes de la Katiba du Macina. Le mouvement s’est illustré avec des communiqués parfois agressifs contre des villages ou chasseurs dogons.

Également actif dans le Delta central du Niger et dans l’inter-fleuve, ce groupe a été soupçonné d’être lié aux embargos imposés aux villages bambaras de la Commune de Dogofry. Le mouvement dispose d’une bannière de trois couleurs : noir, rouge et blanc.

Composée des Ganda Koy, des Gando Izo et des forces de libération des régions du Nord du Mali (FLN), la CM FPR a été créée suite à la fusion de ces trois entités.

Les Ganda Koy ou Mouvement patriotique Ganda Koy est une milice d’autodéfense des ethnies sédentaires du Nord du Mali créée en mai 1994 lors de la rébellion de 1990-1996. Elle signifie les « Maîtres de la terre ».

Ganda Izo signifie « Les enfants de la terre » et a été formée en 2009 par d’anciens membres de Ganda Koy.

Groupes d’autodéfense et organisations de soutien aux communautés dogons
Groupes d’autodéfense et organisations de soutien aux communautés peules