Les acteurs non étatiques jouent un rôle clé dans l’environnement sécuritaire malien. En effet ils peuvent agir tantôt comme parties au conflit, tantôt comme catalyseurs dans les processus de résolution de la crise malienne.

Les autorités locales

Les autorités locales sont les autorités élues (telles que les conseillers régionaux, les conseillers de cercles et communaux) régies par le code des collectivités territoriales et toutes les autorités administratives (les gouverneurs, les préfets et les sous-préfets) régies par la charte de la déconcentration.

Les autorités locales élues sont dotées de la personnalité morale et de l’autonomie financière.

– La région est composée de cercles et de communes.

– Les communes sont elles-mêmes subdivisées en commune urbaine et commune rurale. La commune urbaine se compose essentiellement de quartiers dirigés par des chefs de quartier, et la commune rurale se compose essentiellement de villages et/ou de fractions dirigés par des chefs de village. Ces chefs de quartier et de village sont régis par la loi 0623.

Dans la réalité quotidienne du Mali, ces institutions coexistent avec les institutions traditionnelles, coutumières et religieuses, illustrant l’hybridité de la gouvernance locale. Le long conflit a également affecté la présence de représentants de l’État, de sorte que dans la pratique, les acteurs non étatiques sont les acteurs auxquels la population a effectivement accès pour résoudre les conflits. Il convient de noter, par exemple, les données concernant la présence de l’État dans les zones de conflit :

Présence de préfets et sous-préfets au Nord et à Mopti