En savoir + sur la RDC

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Plongée inédite dans l’évolution de l’armée congolaise depuis la fin de la Deuxième guerre du Congo jusqu’à aujourd’hui. Comment les FARDC ont-elles été formées après le chaos ? Quel rôle ont joué les rébellions du CNDP, du M23 ou encore les ADF affiliés à l’État islamique ? Pourquoi l’armée peine-t-elle à sécuriser l’est du pays malgré l’état de siège décrété en 2021 ?

Dans cette vidéo réalisée dans le cadre de notre partenariat avec Dunia Kongo Media, on explore :

⚔️ Le processus de brassage et l’unification ratée des ex-rebelles,

🏴‍☠️ Les combats contre le CNDP, le M23, les ADF et la CODECO,

💰 Les enjeux de corruption, des mines militarisées et du non-paiement des soldats,

🎖️ Le rôle d’officiers clés comme Mamadou Ndala, Lucien Bahuma, et Mbuza Mabe

🌍 Les partenariats militaires avec la Chine, les USA, l’Afrique du Sud…

🧭 L’organisation des FARDC : zones de défense, régions militaires, centres d’instruction

👉🏾 Une analyse claire, documentée et sans langue de bois sur les failles, les espoirs, et les défis d’une armée au cœur de tous les conflits de la RDC.

Population

La République démocratique du Congo [RDC] est un pays d’Afrique centrale. Elle compte environ 99 millions d’habitants en 2023 et est le troisième pays le plus peuplé d’Afrique (derrière le Nigeria et l’Éthiopie), ainsi que le pays francophone le plus peuplé.

La République démocratique du Congo couvre à elle seule 62 % des forêts du Bassin du Congo. Reconnu comme l’un des grands poumons de la planète, ce bassin fait régulièrement l’objet de sommets internationaux plaidant pour sa préservation.  

La densité de sa population est comparable à la moyenne africaine. La population se concentre sur les plateaux, dans la savane près des fleuves et des lacs ; le Nord et le centre du pays, domaine de la jungle, sont quasiment vides. L’exode rural a gonflé les villes.

Les plus grandes agglomérations sont : Kinshasa, Lubumbashi, Mbujimayi, Kisangani, Bukavu. La population est caractérisée par sa grande jeunesse, 60 % des habitants ont moins de 20 ans, l’âge médian est de 17 ans.  Les plus grandes agglomérations sont : Kinshasa, Lubumbashi, Mbujimayi, Kisangani, Bukavu. La population est caractérisée par sa grande jeunesse, 60 % des habitants ont moins de 20 ans, l’âge médian est de 17 ans.  

La République démocratique du Congo dispose de 450 tribus et de 4 langues nationales, à savoir le Lingala, le Tshiluba, le Kikongo et le swahili. Le français est la langue officielle [langue de travail].  

 

ECONOMIE 

L’économie est essentiellement agricole (70 % des actifs) ou tournée vers l’exportation. La majeure partie de la population reste active dans l’agriculture bien que les terres cultivées ne représentent que 3 % du territoire. Les principales ressources agricoles sont le café, le bois (afrormosia, ébène, wengé, iroko, sapelli, sipro, tiama, tola, kambala, lifaki…) et le caoutchouc 

Les minerais sont d’importantes ressources de l’économie. Dans le détail, la République démocratique du Congo possède un important potentiel de ressources naturelles et minérales. Son économie s’est cependant drastiquement ralentie depuis le milieu des années 1980 à cause de détournements de fonds. Ce qui explique le fort taux de contrebande, d’exportation illicite et d’activité minière clandestine. Les recettes gouvernementales et les exportations ont fortement diminué depuis 40 ans. L’économie a été ravagée par la guerre (1997-2005 : 5 millions de morts). Le plus gros partenaire commercial est depuis 2010 la Chine (importation, exportation, crédit). 

Depuis la colonisation belge, l’économie est fortement tournée vers l’exportation, notamment grâce aux produits miniers. Aucune industrie de pointe n’a été développée par les colonisateurs ni par les gouvernements du Congo indépendant. Par exemple, le cuivre est extrait en grandes quantités, mais il doit être exporté pour être traité, avant de revenir importé sous des formes finies (câbles, fils électriques…).  

Histoire et création de l’État de la RDC 

Le territoire devient la propriété privée du roi des Belges Léopold II en 1885. Au cours des 23 ans suivants, le territoire est le lieu des atrocités généralisées commises par les forces coloniales de Léopold qui forcent la population indigène à produire le caoutchouc sauvage. Le territoire devient par la suite une colonie belge en 1908. Le pays obtient son indépendance en 1960 et est confronté immédiatement à une série de mouvements de sécession qui aboutit à la prise de pouvoir de Mobutu dans un coup d’État, le 24 novembre 1965. MOBUTU SESE SEKO rebaptise le pays le Zaïre, en 1971.  

Dans les années qui suivent la prise du pouvoir par le Général MOBUTU SESE SEKO, ce dernier entame, à partir de 1972, une campagne d’« authenticité » afin de maintenir sa popularité. Le pays est renommé république du Zaïre le 27 octobre 1971 d’après un mot local pour rivière, et portera ce nom jusqu’en 1997. Dès lors il n’y aura plus de confusion avec la « République congolaise » voisine dont le nom va aussi être modifié en « République du Congo », mais les deux républiques du Congo étaient généralement distinguées par leur capitale : on parlait de Congo-Léopoldville et de Congo-Brazzaville. De même, le fleuve Congo est rebaptisé Zaïre et une nouvelle monnaie, le zaïre, divisé en 100 makuta (singulier likuta), remplace le franc. 

Les noms des personnes sont africanisés. Le général Mobutu prend le nom de MOBUTU SESE SEKO et oblige tous ses concitoyens à supprimer les prénoms à connotation occidentale et à rajouter un « postnom ». L’abacost est promulgué, interdisant le port de costumes occidentaux, et de nombreuses villes sont rebaptisées.  

C’est à l’issue d’une rébellion, menée par l’Alliance de Forces Démocratiques pour la Libération du Congo-Kinshasa [AFDL], avec comme chef de file Laurent-Désiré KABILA, que le pays a repris – en mai 1997 – son ancienne appellation de République démocratique du Congo.